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30 mars 2009
Sur Internet, n’oubliez pas les bons réflexes
INTERNET SERAIT-IL UN “DÉSINHIBITEUR” ? IL FAUT CROIRE : NOUS Y DÉVOILONS SANS SOURCILLER TOUT CE QUE NOUS NOUS ESCRIMONS NORMALEMENT À CACHER…
Bien sûr, il ne viendrait à l’idée de personne de partir quinze jours en vacances en laissant portes et fenêtres de son domicile grandes ouvertes. Tout comme l’on s’assure de ne rien laisser traîner dans son véhicule pour ne pas aiguiser l’appétit d’un braqueur qui passerait par là. Ces réflexes réfléchis, pourquoi sont-ils rarement mis en oeuvre dans notre univers numérique quotidien alors que les risques de se faire piller des données personnelles vont crescendo ? Pas plus tard que la semaine dernière, je me suis rendu chez mon frère pour l’aider à résoudre un problème sur son PC. J’ai été horrifié de constater que ni son système d’exploitation (Windows XP sur lequel était installé, par je ne sais quel miracle, non pas le SP1… mais les Services Pack ultérieurs), ni son antivirus (Clamwin) n’étaient à jour. Pire, la connexion Wi-Fi de sa box Internet était dépourvue de chiffrement et d’authentification suite à l’intervention d’un collègue bidouilleur qui s’y connaît… à peu près. Aussi ingénue est la personne qui part en vacances en activant le répondeur automatique de son compte Gmail ou qui le notifie sur son statut Facebook ; du même tonneau celle qui, partant d’un bon sentiment, donne son vieux PC à une association sans avoir au préalable procédé ne serait-ce qu’à un formatage bas niveau du disque dur. Des cas comme ceux cités précédemment, il s’en passe des milliers par jour où nous donnons naïvement des indications pouvant se révéler désastreuses entre de mauvaises mains. Constamment harcelés par les pirates et leurs réseaux de botnets, nous devons aussi, et surtout, nous méfier de nous-mêmes. Sans tomber forcément dans la paranoïa, il est nécessaire (et urgent) d’adopter de bonnes pratiques conciliant données personnelles et ouverture sur le monde. Rendez-vous page 28 pour les connaître et les mettre en pratique.
La rédaction
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