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29 janvier 2009
Grand jeu du chat et de la souris entre pirates et éditeurs
S’il y a un domaine en pleine croissance, c’est bien celui des virus. Leurs créateurs rivalisent de créativité et les éditeurs d’antivirus peinent à suivre.
Si l’année 2009 s’annonce sous le signe d’un ralentissement économique et financier mondial, certains domaines vont, hélas pour beaucoup, continuer à prospérer : on devrait ainsi assister à une forte recrudescence des virus numériques, cette plaie quotidienne qui ne nous laisse aucun répit. Une situation d’autant plus intolérable que le PC, instrument de travail par excellence,
est ainsi inutilisable durant les nombreuses heures passées à le désinfecter – dans le meilleur des cas – ou à reformater le disque dur et réinstaller l’environnement de production – dans le pire des scénarios. Mais il y a plus grave encore : des keyloggers discrètement introduits sur le PC rapporteront à leur propriétaire tout ce que nous frappons au clavier (identifiants, mots de passe, numéros de carte bancaire…) ou des rootkits (programmes semblant légitimes aux yeux des antivirus et servant à dissimuler du code nuisible comme des vers, des portes dérobées) prendront le contrôle à distance de notre ordinateur. Côté éditeurs d’antivirus, même s’il est vrai qu’en termes de détection de nets progrès ont été et sont réalisés à chaque mise à jour de leurs produits, force est d’admettre qu’ils ont toujours un train de retard sur les créateurs de malwares. Équipés des dernières versions des antivirus, ceux-ci, dès qu’ils s’aperçoivent qu’un malware n’est plus efficace, s’empressent de modifier une ou plusieurs portions de code afin que se propage sur la Toile une nouvelle variante qui aura le temps d’infecter des millions d’ordinateurs avant que les éditeurs réagissent et que la nouvelle signature figure dans les bases de données des antivirus. Et ainsi de suite. Dans ce jeu du chat et de la souris que se livrent les éditeurs d’antivirus et les pirates informatiques, les internautes doivent-ils y voir un signe de fatalisme sans autre issue que de succomber à la paranoïa la plus totale ? Avant d’en arriver à une telle extrémité, nous vous invitons à lire notre dossier consacré aux antivirus (p. 18) car une bonne protection commence par choisir un outil efficace, même si aucun d’eux, et ce quelle que soit la méthode de détection qu’il utilise (par base de signatures, analyse comportementale…), ne peut se targuer d’une efficacité à 100 %. Si les mentions inscrites sur la boîte disent le contraire, n’y croyez surtout pas… Une fois le bon outil trouvé il faut enfin connaître et appliquer certaines règles d’or (à découvrir dans un prochain numéro de PC Expert), c’est à ce prix que l’on pourra surfer et profiter de la richesse du Net, l’esprit serein… ou presque.
La rédaction
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